• L'enfant de l'étranger, Alan Hollinghurst

     

     

    Tout commence en 1913, dans le jardin de la maison de campagne des Sawle dans le Middlesex. Etudiant à Cambridge, le timide George Sawle a invité aux Deux Arpents un de ses camarades, l'aristocratique et énigmatique Cecil Valance. Ces jours dans la maison familiale et le poème qu'ils inspirent à Cecil vont changer leur destin. Et plus encore celui de Daphné, la sœur de George. En ce printemps où rien n'annonce les proches bouleversements de l'Histoire, un pacte se noue secrètement entre les trois jeunes gens, point de départ d'une fresque saisissante à travers le XXe siècle...

    L'enfant de l'étranger, Alan Hollinghurst

     

  • Commentaires

    1
    Dimanche 15 Août à 09:35

    Je suis mitigée après la lecture de ce (très) long roman qui comporte cinq parties. Dans les deux premières, l'auteur nous ramène plus d'un siècle en arrière et nous présente la vie de deux familles anglais, une aristocrate (les Valance) et l'autre aisée, certes, mais sans plus (les Sawle). Les personnages foisonnent et on ne sait pas toujours qui est qui, tant les liens sont manquants. J'avoue avoir voulu abandonner à ce moment, mais ai tenu bon. La présentation de l'homosexualité, inavouable à cette époque, est pudiquement mise en page. Mais dès le début, le lecteur saisit où Hollinghurst le mène.

    Le personnage central, Cecil Valance, chouchou de tous (homme ou femme) apparaît comme diabolique ou magique. Poète de génie, pour les uns, de seconde zone pour d'autres, il est le noyau de l'intrigue.

    En passant d'une époque à l'autre (d'une partie à l'autre), on en apprend un peu plus mais il faut attendre la quatrième partie et "l'enquête" de Paul Bryant désireux d'écrire une biographie sur Valance pour que s'établissent (enfin) les connections. Toutefois, la fin reste ouverte et c'est au lecteur de faire son choix.

    L'intérêt de l'auteur est de montrer le déclin d'une certaine aristocratie et l'acceptation (ou presque) de l'homosexualité par la société anglaise (ce n'est pas non plus San Francisco dans les années '80).

    Si vous aimez lire, si vous êtes patient (765 pages tout de même), je vous invite à vous forger votre propre opinion. Côté "texte", il y a quelques longueurs sans doute, quelques répétitions aussi, mais l'ensemble est bien écrit.

     
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