• Quand sort la recluse, Fred Vargas

    "- Trois morts, c'est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n'est pas de notre compétence.
    - Ce qu'il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J'ai donc rendez-vous demain au Muséum d'Histoire naturelle.
    - Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais dans quelles brumes avez-vous perdu la vue ?
    - Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. Je vais donc être net. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés.
    - Assassinés, répéta le commandant Danglard. Par l'araignée recluse ?"

    Quand sort la recluse, Fred Vargas


  • Commentaires

    1
    Mardi 11 Mai à 11:33

    Il y a quelques années, j'avais essayé de lire un roman de Fred Vargas, tant on vantait les qualités de l'écrivaine. Mais sans succès : "L'Homme aux cercles bleus", je l'ai commencé et abandonné. Je pense même avoir donné le livre.

    Et puis le hasard a placé devant moi "Quand sort la recluse" et je me suis dit que j'allais effectué une autre tentative. Bien m'en a pris... J'ai adoré.

    Même si le récit démarre sur un crime rapidement élucidé par Jean-Baptiste Adamsberg, la tourmente s'empare rapidement du commissaire et de ses lieutenants, avec des morts apparemment banales pour tous, sauf aux yeux de Jean-Bapt.

    Autour de l'enquête, des bulles et des égarements, peu de certitudes sauf celles, intuitives, de J-B. Adamsberg. Au menu : de la culture, de l'histoire, des sciences, des araignées, des oiseaux variés, avec un vocabulaire soutenu, correct et des champs lexicaux qui vont mener les enquêteurs sur la voie d'un ancien orphelinat, d'un pigeonnier près de Lourdes où a vécu une recluse du XXème siècle avant de cerner le/la "coupable".

    Le lecteur voyage en France (même si le roman commence en Islande), mais aussi à travers les méandres de l'esprit du commissaire et de ses collègues-amis. L'autrice parsème son texte de pointes d'humour, ayant pour objectif de détendre un peu l'atmosphère angoissante de la situation dramatique ayant déclenché les assassinats.

    Ce roman est long  (476 pages) mais dès qu'on peut entrer dans les tours et détours voulus dans lesquels nous entraine F. Vargas, on le savoure. C'est ce que j'ai fait...

     

     

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