• L'espadon, Hugo Claus

    Un village flamand, à deux pas d'une ville provinciale. Un petit garçon à l'imagination fertile s'identifie tantôt au poisson-épée, terreur des mers, tantôt au redoutable cow-boy Clint Eastwood, mais surtout à Jésus-Christ, dont il répète inlassablement, une lourde croix sur le dos, l'ascension du Golgotha, «comme à la télé».

    Autour de lui, une maman qui s'ennuie sans homme à la campagne, une grand-mère insupportable, un ivrogne sympathique mais qui porte un lourd secret, un instituteur poète incompris, une demoiselle exaltée qui a entrepris de convertir en secret le garçon.

    En outre, quelque part un drame s'est produit, qui justifie l'entrée en scène d'un gros commissaire neurasthénique à la voix fluette. Il enquête.

    L'espadon, Hugo Claus

     


  • Commentaires

    1
    Vendredi 4 Juin à 08:02

    Hugo Claus est considéré comme l'un des auteurs belges le plus talentueux de sa génération (1929-2008). L'auteur de "Le chagrin des Belges", premier grand succès international, a pourtant été un touche-à-tout : romancier, poète, auteur dramatique, cinéaste et peintre. À la fin des années 1960, il a joué un rôle important dans le mouvement contestataire revendiquant de réformer la politique sociale et culturelle en Flandre.

    Dans "L'espadon", l'auteur exploite des thèmes qui lui sont chers : la province flamande et la description de ses habitants, la religion catholique,...  Il vole d'un sujet à l'autre, d'un événement à l'autre, sans nécessairement créer un lien que le lecteur se doit d'établir pour une compréhension du récit. Mais l'écriture est simple (on a l'impression de lire une retranscription des paroles des personnages)  et les faits étonnent. L'enfant, Martin, est élevé par une mère abandonnée par son mari et une grand-mère insupportable. Seul enfant à suivre le cours de morale à l'école, il cherche pourtant à connaître la vie du Christ à qui il s'identifie. Les personnages peuvent apparaître loufoques, mais c'est sans doute là que réside le génie de Claus.

    C'était ma première "rencontre" avec l'auteur, dont j'avais pourtant beaucoup entendu parler. Nul doute que je poursuivrai par son roman "Le chagrin des Belges" la découverte de ce romancier néerlandophone.

     

    2
    Laj
    Samedi 5 Juin à 19:48

    Je reste dubitatif face à cette fin surprenante : elle ne correspondait pas à ce que j’avais imaginé en commençant la lecture du roman. 

    Le découpage par chapitre permet de cerner mieux les personnages, assez particuliers d’ailleurs. Sa description des habitants d’un village flamand ne manque pas de piment. Tout est « cash ». Mais l’humour et la satire sont constamment présents. Je reste surpris mais suis heureux de ma lecture. Tout m’a bien plu. 

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