• Underworld USA, James Ellroy

     

     

    24 février 1964, 7 h 16 du matin à Los Angeles. Attaque d'un fourgon blindé de la Wells Fargo. Quatre convoyeurs abattus, trois braqueurs morts ; le quatrième a pris la fuite en emportant seize sacs de billets et quatorze mallettes remplies d'émeraudes. C'est sur ce braquage, disséqué avec une maestria éblouissante, que s'ouvre Underworld USA, dernier volet de la trilogie commencée avec American Tabloid. Le narrateur reste dans l'ombre ; il a " suivi des gens, posé des micros et mis des téléphones sur écoute ". Il nous prévient que le livre est fondé sur " des documents publics détournés, des journaux intimes dérobés, la somme de mon expérience personnelle et quarante années d'études approfondies ".

    Le récit lui-même peut alors commencer, suite directe d'American Death Trip. Eté 1968 : Martin Luther King et Robert Kennedy ont été les victimes de conspirations meurtrières. La Convention démocrate de Chicago est sabotée par des spécialistes en coups fourrés. Howard Hughes s'est fait escroquer dans le rachat des casinos de Las Vegas par la mafia. Les militants noirs se préparent à l'insurrection dans les quartiers sud de Los Angeles, et le FBI, toujours sous la houlette de J. Edgar Hoover, utilise tous les moyens pour les détruire. A la croisée de ces événements, le destin a placé trois hommes : Dwight Holly, l'exécuteur des basses oeuvres de Hoover, Wayne Tedrow, ancien flic et trafiquant d'héroïne, et Don Crutchfield, jeune détective obsédé par les femmes. Dwight, Wayne, Don : leurs vies s'entrechoquent sur la piste de Joan Rosen Klein, la " Déesse rouge ", et chacun d'eux paiera " un tribut élevé et cruel à l'Histoire en marche ".

    Underworld USA, James Ellroy

     

  • Commentaires

    1
    Lundi 5 Juillet à 19:23

    J'avais beaucoup aimé "Le dahlia noir" de James Ellroy et j'ai voulu découvrir un autre de ses romans. Un thriller, sans doute... Mais trop "politique" à mon goût, trop "underworld" (bas fonds), trop décousu, à mon goût. J'ai donc été déçue tant par le fond que par la forme. Peu habituée à des phrases télégraphiques (sujet-verbe-complément) en littérature, sans connecteur logique pour relier les idées, j'ai été rapidement déroutée.

    Les trois personnages principaux, Dwight, Wayne et Don, ont en eux les défauts de tout qui pouvait détenir une certaine autorité au début des années 1960. Hoover et l'époque font que tout ce qui est étranger ou communiste (ou supposé communiste) est considéré comme dangereux ou quantité négligeable. L'auteur dénonce bien évidemment la latitude d'action que possédaient certains policiers (ou politiciens véreux) envers les "non admis". Les premiers hippies étaient apparus et la drogue et l'alcool n'aidaient certainement pas ceux qui auraient dû être au service de la loi à filer droit.

    J'ai peu aimé pour les raisons citées ci-dessus, mais je continue à admirer Ellroy pour le travail de recherche en amont de son écriture.

     
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