• Chroniques de San Francisco, tome1, Armistead Maupin

     

     

    A la fin des années 1970, San Francisco résonne encore de sons et d'attitudes contestataires. La libération sexuelle s'affiche au grand jour et partout. C'est là qu'arrive Mary Ann Singleton, vingt-cinq ans, coincée et originaire du Cleveland. Elle s'installe au 28 Barbary Lane, domaine de Madame Madrigal, toujours attentive aux besoins de ses locataires qu'elle chérit comme s'ils étaient ses enfants. Elle y rencontre Mona, une rédactrice publicitaire et son colocataire Michael, chômeur et homosexuel et le beau Brian Hawkins, tombeur invétéré.

    Chroniques de San Francisco, tome1, Armistead Maupin

     

  • Commentaires

    1
    Lundi 23 Août à 10:07

    J'ai découvert les "Chroniques de San Francisco" à travers la chronique littéraire de Sébatien Ministru dans l'émission de Vanessa Klak sur Pure, il y a quelques années déjà. Son enthousiasme pour le livre qu'il présentait (et qui n'était pas le premier volume de la série) m'avait plu et je me suis lancée dans l'acquisition et la lecture de la série complète, parfois impatiente en attente de parution du volet suivant.

    En effet, ces chroniques sont addictives. On se prend immédiatement de sympathie pour les personnages et leur vie, leur souhaitant le meilleur malgré les maladies qui rongent certains couples (le sida faisant son apparition à cette époque; la jalousie, ...), malgré les promoteurs immobiliers qui souhaitent détruire ce lieu "sacré" pour ses habitants, malgré le passé de certains qui jettent un trouble, ...

    L'histoire est découpée en différents chapitres mettant en scène, par des dialogues, chacun des personnages "clés" du récit. Il y a peu de descriptions et de séquences narratives. Cela donne clairement au lecteur l'impression d'en apprendre plus vite sur chacun et de découvrir ce qui lui arrivera.

    On ne peut s'empêcher de rêver avec la romantique Mary Ann, de soutenir Michael dans sa recherche de l'amour et de la fidélité, ou encore de "féliciter" Madame Madrigal pour le bonheur qu'elle distribue à chacun de ses pensionnaires (même parfois avec des substances illégales - je n'ai pas dit qu'il fallait les consommer! )

    Armistead Maupin n'a jamais caché son homosexualité : il en parle donc librement et à une époque où cet amour débridé s'est vite fait rattraper par le sida. Mais ses chroniques ne se résument pas à cela : elles parlent aussi de tolérance et de respect des différences. Tout est raconté avec humour, très souvent, mais aussi avec tristesse. Toutefois l'amour est omniprésent, sous toutes ses formes.

    Tous les volumes ne m'ont pas plu autant que le premier et le lancement de cette série qui est un véritable succès à travers le monde, puisque les traductions dans de multiples langues ont été publiées.(Netflix en a même diffusé des épisodes - 4 saisons- que je n'ai jamais vus : je préfère rester sur l'imagerie littéraire des personnages et des lieux, pour ne pas être déçue.) Mais j'espère avoir convaincu les lecteurs du blog à découvrir ce premier tome afin de se forger leur opinion. Je souhaite à tous ceux qui effectueront le premier pas beaucoup de plaisir "lecture".

     
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