• Broadway Limited, 2, Un shim sham avec Fred Astaire, Malika Ferdjoukh


    Six. Elles sont six à souffler sur leurs doigts quand le brouillard s'attarde sur New York. Avant de se réchauffer dans la cuisine de l'honorable pension Giboulée, où elles partagent aussi leurs rêves fous, leurs escarpins trop pointus et quelques pancakes joufflus. Un jour, elles seront comédiennes ou danseuses, et Broadway sera à leurs pieds.

    En attendant, Hadley, Manhattan, Page, Chic, Etchika et Ursula courent les théâtres, les annonces, les auditions, les cachets - New York est une ville fabuleuse à condition d'avoir des sparadraps dans son sac. Elles ont 19 ans ou à peine plus, et elles donneraient tout pour réussir, elles qui n'ont rien, en dehors de leur talent. Cela peut-il suffire dans cette Amérique d'après-guerre qui ne fait pas de cadeau ? Pas sûr. Mais si elles n'y croient pas, si elles n'y croient pas scandaleusement, qui y croira ?

    Broadway Limited, 2, Un shim sham avec Fred Astaire, Malika Ferdjoukh


  • Commentaires

    1
    Mercredi 23 Décembre 2020 à 17:15

    J'ai retrouvé avec le même plaisir et le même enthousiasme la plume de Malika Ferdjoukh à lire "Un shim Sham avec Fred Astaire" que celui éprouvé lors de la lecture du tome 1 de la série.

    Les paillettes des shows et de l'espoir d'après-guerre s'estompent un peu car la chasse aux sorcières prend dans ce tome un plus plus de place, mais les 6 copines tentent toujours avec plus ou moins de succès de mener à terme leur rêve.

    L'auteure nous dévoile une partie du mystère qui entoure la logeuse, le dragon, et on découvre qu'elle a un coeur d'or. Les amours des locataires de la pension Giboulée ne sont pas roses et simples : Ursula vit une passion interdite, le jeune Jocelyn continue de croire en sa rebelle Dido, Hadley attend patiemment le hasard qui remettra son amoureux et père de son enfant sur sa route, ... Les chemins des uns et des autres se croisent, mêlés à la route des artistes en vogue en 1949 mais aussi de gens simples que la politique américaine a rejeté ou rejette encore. Malika Ferdjoukh aborde ainsi le sort qui avait été réservé aux Américains d'origine japonaise, un aspect difficile de la vie de ceux qui ne portent pas le bon nom ou n'ont pas la bonne couleur, les interdictions de chanter (moyennant rétribution) pour les noirs et elle intensifie adroitement l'arrivée sournoise du maccarthysme.

    Il me tarde à découvrir la suite dans "Un thé avec Grâce Kelly". J'ai hâte!

     

    2
    Mercredi 23 Décembre 2020 à 17:25

    Et voici pour les curieux

    https://www.youtube.com/watch?v=Z08FrM6J4hE

     

     

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